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Génération Z & auxiliaires de vie : un métier humain, flexible, et porteur de sens

18 décembre 2025
homme etudiant souriants auxiliaire de vie représentant la generation z

Dans un contexte où la population vieillit, le besoin de soutien à domicile s’accroît chaque année. Le métier d’auxiliaire de vie apparaît aujourd’hui comme un pilier essentiel du lien social et de l’autonomie des personnes fragiles.

En même temps, la génération dite « Génération Z », composée de jeunes adultes nés entre le milieu des années 1990 et le début des années 2010, arrive sur le marché du travail. Elle porte avec elle de nouvelles attentes : sens, flexibilité, utilité sociale, équilibre entre vie personnelle et professionnelle.

Peut-on imaginer que la Génération Z trouve dans le métier d’auxiliaire de vie ce qu’elle recherche ? Et inversement : le secteur de l’aide à domicile peut-il s’enrichir de l’énergie, des valeurs et de la vision de ces jeunes ?

Cet article explore ce double enjeu : pour la jeunesse, pour le secteur, pour notre société. Il propose également des pistes concrètes pour faire de l’aide à domicile un métier à la fois humain, solide et tourné vers l’avenir. 

Comprendre le sujet

Qui est la Génération Z ?

La Génération Z regroupe les jeunes adultes nés à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Ils ont grandi avec les technologies numériques et avec un accès constant à l’information. Ils sont sensibilisés aux enjeux sociaux, au bien-être, à l’équilibre de vie et à l’impact de leurs choix. 

Dans le monde du travail, ils sont reconnus pour leurs aspirations à l’autonomie, la flexibilité, le sens, la collaboration, selon France Travail.

Les auxiliaires de vie, quant à eux, sont des professionnels de l’aide à domicile. Ils interviennent auprès de personnes âgées, de celles en situation de handicap, ou dépendantes.

Leur rôle : assister dans les gestes de la vie quotidienne, accompagner à l’autonomie, maintenir un lien social. C’est un métier de proximité, d’engagement, d’empathie, mais aussi de responsabilité. 

Un secteur vital : pourquoi l’aide à domicile est essentielle aujourd’hui ?

Avec le vieillissement de la population, la perte d’autonomie concernent de plus en plus de personnes. En 2021, près de 7,3 % des personnes de 60 ans ou plus vivant à domicile étaient en perte d’autonomie, représentant environ 1 270 000 personnes. (Source Insee)
La majorité des personnes âgées préfèrent rester à domicile plutôt que d’aller en établissement. Le recours aux services à la personne ne cesse d’augmenter. En 2019, 3,9 millions de ménages recouraient à ces services en France métropolitaine, soit 13,8 % des ménages, selon l’Insee.

Une demande croissante, pour une population vieillissante

Le secteur de l’aide à domicile est classé comme métier « en tension » dans toutes les régions. (Source silvereco)
Selon les projections, la demande d’accompagnement à domicile devrait encore fortement augmenter dans les années à venir. (Selon France Travail).

Ainsi, le besoin de professionnels qualifiés et engagés est réel. 

 

Ce que la Génération Z attend du métier d’auxiliaire de vie 

Sens et utilité sociale

Pour la Génération Z, le travail ne se limite pas à un salaire. Il doit avoir du sens. Ils cherchent à s’engager, à contribuer à quelque chose de concret, utile dans la société, parfois même avant de s’engager dans une carrière longue, selon l’Ipsos.

Le métier d’auxiliaire de vie offre justement cette dimension : accompagner des personnes fragiles, aider à maintenir leur dignité, leur autonomie, leur confort. C’est un métier dont l’impact est tangible, immédiat, humain. Pour un jeune, c’est une façon de faire la différence, de donner du sens, tout en découvrant le monde social. 

Flexibilité et compatibilité avec les études / vie étudiante

Ce métier peut s’adapter à un rythme étudiant : horaires modulables, interventions en soirées ou week-ends, interventions ponctuelles, temps partiel. Cela en fait un bon « job étudiant utile », valorisant, formateur, et enrichissant, loin des emplois standardisés souvent peu engageants.

La Génération Z valorise justement cette flexibilité, cette autonomie dans l’organisation du travail, la possibilité de concilier vie personnelle, études et engagement professionnel. (Source France Travail)

Apprentissage, autonomie, équilibre vie pro / perso

Nombreux jeunes recherchent un premier emploi qui leur permette d’apprendre, de grandir, de gagner en autonomie, sans sacrifier leur vie personnelle.

Le métier d’auxiliaire de vie, avec un bon encadrement, une formation et un accompagnement adaptés, peut offrir cette opportunité.
La Génération Z attache de l’importance à l’équilibre vie pro / vie perso, à la reconnaissance, mais aussi à la possibilité de s’impliquer, d’être acteur de son travail, et non simple exécutant.

 

Les forces du métier d’auxiliaire de vie

Un métier porteur de lien intergénérationnel

Ce sont des jeunes, parfois étudiants, parfois en début de carrière, qui viennent en aide à des personnes âgées ou fragilisées.

Ce lien intergénérationnel est riche : il crée de la solidarité, du respect, de l’échange. Pour la Génération Z, c’est l’occasion de construire un pont entre les générations, de transmettre, d’apprendre, de partager.
C’est aussi un rôle social fort : rompre la solitude, offrir une présence rassurante, un soutien, un repère. 

Une expérience valorisante, formatrice, accessible sans diplôme

Contrairement à de nombreuses professions, devenir auxiliaire de vie n’exige pas nécessairement un long cursus.

Une formation adaptée, un accompagnement de proximité suffisent, ce qui rend le métier accessible, même pour des jeunes en formation. Ce caractère accessible, concret, formateur, attire ceux qui souhaitent agir immédiatement.

De plus, le métier permet d’acquérir des compétences humaines, relationnelles, organisationnelles… utiles dans de nombreux autres secteurs. 

Une place pour des jeunes engagés, solidaires, motivés

Le secteur a besoin de forces vives, d’énergie, d’enthousiasme. La Génération Z, souvent engagée, sensible aux valeurs sociales, à la solidarité, peut apporter un regard neuf, des idées, de l’innovation (nouvelles façons de communiquer, d’accompagner, de créer du lien).

Pour ces jeunes, foi en l’humain, respect, empathie, sont des moteurs. Le métier d’auxiliaire de vie peut incarner ces valeurs et offrir une expérience de travail enrichissante, valorisante, utile. 

Conditions pour que le métier séduise la Génération Z 

Pour que le métier séduise réellement les jeunes de la Génération Z et qu’ils s’y engagent durablement, certaines conditions doivent être réunies. 

Organisation flexible : plannings, temps partiel, proximité

  • Des plannings adaptés aux contraintes d’études ou de vie personnelle (interventions en soirée/week-end). 
  • Regrouper les interventions dans un même secteur géographique pour éviter les déplacements longs, ce qui réduit la fatigue et le stress. 
  • Proposer des temps partiels ou modulables, voire des interventions ponctuelles, pour laisser la place à la vie étudiante ou aux autres engagements. 
  • Permettre des choix d’horaires, de jours, offrir de la souplesse : la Génération Z y tient.

Accompagnement, formation, et montée en compétences 

Un bon encadrement dès le départ est essentiel : formation initiale, tutorat par un professionnel expérimenté, accompagnement sur les gestes techniques mais aussi sur la posture, la relation, l’empathie.

Proposer des modules de formation continue, des spécialités, par exemple en accompagnement de la dépendance, en handicap, en soins cognitifs donne des perspectives concrètes. Cela transforme un « job étudiant » en véritable expérience professionnelle valorisée. 

Reconnaissance, valorisation et bien-être au travail

La reconnaissance est un levier déterminant : un simple remerciement, un regard bienveillant, un retour constructif, un soutien moral… Ce sont des éléments importants pour la motivation.

Le bien-être au travail doit être pris en compte : éviter le surmenage, respecter les temps de repos, proposer un accompagnement psychologique si besoin, encourager le dialogue, le soutien collectif.

Offrir des missions variées, renouveler les tâches, impliquer les jeunes dans des projets concrets, favoriser l’initiative. Tout cela contribue à maintenir l’intérêt, l’engagement, et la fidélisation.  

Le rôle des structures et employeurs dans l’attractivité du métier d’auxiliaire de vie

Les directions d’entreprises de services à la personne, les structures d’aide à domicile jouent un rôle clé dans l’attractivité du métier. 

Adaptation du management : autonomie, écoute, responsabilité partagée

Un management rigide, hiérarchique, centré sur le contrôle, ne correspond pas aux attentes de la Génération Z. Ils valorisent l’autonomie, la flexibilité, la confiance, la transparence.

Mettre en place un management participatif, donner de la responsabilité, encourager la prise d’initiative, valoriser les retours, c’est construire une relation de confiance et d’engagement mutuel. 

Valorisation du métier d’auxiliaire de vie : considération, visibilité, reconnaissance sociale

Le statut d’auxiliaire de vie reste souvent peu valorisé. Pourtant c’est un métier fondamental, au cœur du maintien de l’autonomie, de la dignité, du lien social. Les structures doivent redonner de la visibilité à ce rôle, valoriser le professionnalisme, la qualité du travail, la bienveillance, le sens.

Cela passe par une communication interne mais aussi externe : sensibiliser au rôle essentiel des auxiliaires de vie, reconnaître publiquement leur engagement, valoriser les réussites. 

Construire une culture solidaire, inclusive, respectueuse

Pour attirer et fidéliser la Génération Z, les structures doivent bâtir une culture d’entreprise fondée sur le respect, l’écoute, la solidarité, l’équité.
Un climat humain, bienveillant, inclusif, tout en restant professionnel, est un levier fort. Cela passe par le soutien psychosocial, la reconnaissance, des règles claires, l’équilibre des charges, le respect de la vie personnelle. 

 

Vers un modèle durable : enjeux & opportunités

Répondre au besoin croissant d’aide à domicile

Le vieillissement de la population et l’augmentation des pertes d’autonomie rendent l’aide à domicile indispensable. Le nombre de personnes âgées en situation de dépendance va continuer d’augmenter, avec un besoin de main-d’œuvre massif (selon Insee).

Mobiliser la Génération Z, c’est anticiper l’avenir, prévenir la pénurie, garantir un accompagnement digne, humain et de qualité. 

Offrir aux jeunes un premier emploi valorisant

Le métier d’auxiliaire de vie peut être pour beaucoup un premier travail en parallèle des études, pour acquérir de l’expérience, développer des compétences,  tout en gardant de la souplesse. C’est une vraie alternative aux jobs étudiants classiques, souvent peu valorisants. 

Construire un pont intergénérationnel bénéfique pour tous

Mettre en relation des jeunes motivés, empathiques, ouverts, avec des personnes âgées ou fragilisées, c’est tisser du lien social, favoriser l’échange, la compréhension, la transmission.

Pour les jeunes, c’est une leçon d’humanité, de respect, de sens. Pour les personnes âgées, c’est un accompagnement bienveillant, un soutien, une présence.
Ce lien intergénérationnel a un rôle social fort : il réconcilie des mondes parfois éloignés, contribue au vivre-ensemble, et renouvelle l’image du vieillissement, de la solidarité. 

Enfin, le métier d’auxiliaire de vie peut représenter pour la Génération Z bien plus qu’un simple travail : un engagement, un chemin vers l’utilité sociale, une première expérience professionnelle riche, flexible, humaine.

Si le secteur s’adapte, en offrant de la souplesse, de la reconnaissance, un accompagnement, alors ce métier peut séduire les jeunes de la génération Z, répondre aux défis du vieillissement et nourrir une relation intergénérationnelle féconde. 

La Génération Z, avec ses valeurs de solidarité, d’équilibre, de respect, est en capacité d’apporter au secteur un regard neuf, de l’énergie, un engagement sincère. Pour les structures, c’est une chance : celle de renouveler les équipes, de réinventer les pratiques, de redonner au métier d’auxiliaire de vie toute sa dignité. 

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