Handicaps et pathologies

Jeux paralympiques : changer le regard sur le handicap 

26 février 2026
homme en situation de handicap faisant du ski lors des jeux paralympiques

Le compte à rebours est lancé. Les jeux paralympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 débutent le 6 mars 2026 dans les Alpes italiennes, et des centaines d’athlètes en situation de handicap vont à nouveau captiver le monde entier. Sur la neige, sur la glace, dans des conditions extrêmes, ces sportifs repoussent des limites que beaucoup d’entre nous n’imaginent même pas.

Mais au-delà des médailles et des podiums, les jeux paralympiques posent une question essentielle : comment notre société regarde-t-elle vraiment le handicap ? Et surtout, comment ce regard peut-il changer, non seulement pendant deux semaines de compétition, mais dans la vie de tous les jours ? Pour les familles, les proches, les aidants, et les personnes accompagnées par des structures comme AUXI’life, cette question n’a rien d’abstrait. Elle se joue chaque matin, dans chaque geste, dans chaque interaction.


Les Jeux paralympiques : un événement mondial ancré dans l’histoire

Des origines liées à la rééducation

Les jeux paralympiques sont nés au Royaume-Uni en 1948, à l’initiative du neurochirurgien Ludwig Guttmann. Son idée : organiser des compétitions sportives pour des soldats blessés de la Seconde Guerre mondiale, et utiliser le sport comme outil de rééducation et de reconstruction de l’identité. À l’époque, la démarche était révolutionnaire. La première édition officielle eut lieu à Rome en 1960, avec 400 athlètes venus de 23 pays.

Depuis, l’événement n’a cessé de grandir. Les jeux paralympiques de Paris 2024 ont réuni plus de 4 400 athlètes venus de 168 pays, dans 22 disciplines différentes. Ils sont aujourd’hui l’un des plus grands rassemblements sportifs mondiaux, organisé systématiquement dans les mêmes villes et sur les mêmes sites que les Jeux olympiques, un symbole fort d’inclusion que peu d’événements sportifs peuvent revendiquer.

En France, le contexte est significatif : 15,4 millions de personnes vivent avec un handicap reconnu, soit environ 23 % de la population. Une réalité quotidienne pour des millions de familles, de proches, et de professionnels de l’accompagnement.

Milano Cortina 2026 : rendez-vous le 6 mars

Dès le 6 mars 2026, les Alpes italiennes accueilleront les Jeux paralympiques d’hiver de Milano Cortina. Au programme : ski alpin handisport, biathlon paralympique, curling en fauteuil, hockey sur luge, ski de fond, et d’autres disciplines qui mettent en scène des athlètes avec des handicaps moteurs, visuels ou cognitifs, concourant au plus haut niveau mondial.

France Télévisions retransmettra les épreuves en direct. C’est une opportunité concrète : regarder ces compétitions en famille, avec un proche en situation de handicap, avec des enfants, c’est une façon simple et puissante de faire évoluer son regard. Les émotions ressenties devant ces athlètes font souvent plus que de longs discours sur l’inclusion.


Ce que le sport paralympique révèle du handicap au quotidien

Des athlètes d’exception, mais pas des exceptions

Quand on regarde un athlète paralympique descendre une piste à grande vitesse avec un seul bras, ou traverser un parcours de biathlon guidé par une oreillette, on éprouve une forme d’admiration immédiate. C’est naturel. Mais ce regard admiratif peut parfois glisser vers quelque chose de plus problématique : la vision du « handicapé héroïque », qui par contraste renforcerait l’idée que les autres personnes en situation de handicap, celles qui ne font pas de sport de haut niveau, seraient moins capables ou moins dignes d’attention.

Les professionnels de l’accompagnement le savent bien : la plupart des personnes qu’ils accompagnent au quotidien ne sont pas des athlètes. Ce sont des femmes et des hommes qui souhaitent simplement se lever le matin, préparer leur repas, sortir faire des courses, maintenir un lien social. Et c’est précisément ce droit à une vie ordinaire qui devrait être au cœur de notre regard sur le handicap,pas seulement pendant les jeux paralympiques, mais chaque jour.

Les barrières invisibles que le handisport met en lumière

Les jeux paralympiques ont une vertu pédagogique importante : ils rendent visibles des handicaps souvent ignorés, et montrent ce que l’adaptation et l’accessibilité permettent d’accomplir. Malheureusement, dans la vie courante, ces adaptations sont loin d’être systématiques. Parmi les obstacles les plus fréquemment rencontrés :

  • L’inaccessibilité des transports et des espaces publics
  • Les attitudes condescendantes ou les regards gênés de l’entourage
  • La difficulté à s’orienter dans les dispositifs d’aide et de droits disponibles
  • L’isolement social, souvent aggravé par la fatigue des aidants familiaux
  • Le sentiment de ne pas être vu comme une personne à part entière

Ces obstacles ne sont pas une fatalité. Ils se réduisent, progressivement, grâce à la sensibilisation collective. Et chaque édition des jeux paralympiques y contribue, en plaçant le handicap sous les projecteurs d’un regard nouveau.


Changer de regard : conseils concrets pour les proches et les aidants

Parler du handicap sans maladresse

La façon dont on parle du handicap influence directement la façon dont on le perçoit, et donc dont on traite les personnes concernées. Quelques repères utiles, applicables au quotidien :

  • Préférer « personne en situation de handicap » à « handicapé » ou « invalide » : cela rappelle que le handicap est une situation, pas une identité figée.
  • Éviter les formules qui infantilisent, même bienveillantes : « il fait des progrès », « elle est courageuse pour quelqu’un comme elle »… Ces phrases réduisent la personne à son handicap.
  • S’adresser directement à la personne concernée, pas à son accompagnateur : « Tu veux un verre d’eau ? » et non « Est-ce qu’il peut boire ? »
  • Ne pas sur-commenter les capacités ou les limitations : un regard neutre et respectueux est souvent plus précieux qu’une série de compliments maladroits.

Ces ajustements peuvent sembler secondaires. Ils ne le sont pas. Ils construisent un environnement dans lequel la personne accompagnée se sent reconnue pour ce qu’elle est, et non pour ce qui lui manque.

Favoriser l’autonomie plutôt que la surprotection

L’un des pièges les plus fréquents dans l’accompagnement, qu’il soit familial ou professionnel, est la surprotection. Par bienveillance, on fait à la place de la personne ce qu’elle pourrait accomplir elle-même, plus lentement, avec plus d’efforts, mais seule. Ce réflexe, compréhensible, a des effets négatifs sur l’estime de soi et sur le maintien des capacités.

Les athlètes paralympiques incarnent une autre approche : celle de l’adaptation. Ils ne nient pas leur handicap, ils trouvent les outils, les techniques et le soutien qui leur permettent d’agir par eux-mêmes. Ce principe peut et devrait guider tout accompagnement à domicile. Concrètement, cela signifie :

  • Laisser le temps nécessaire pour que la personne accomplisse elle-même les gestes du quotidien
  • Proposer des aides techniques adaptées : barres d’appui, ustensiles ergonomiques, domotique accessible
  • Encourager les activités sociales et les sorties, même si elles demandent une organisation plus complexe
  • Respecter les choix de la personne, y compris quand on ne les partage pas totalement

AUXI’life proposer des services d’accompagnements adapés aux besoins de chacun, dans cette même approche d’automonie : en savoir plus 


Le rôle des professionnels de l’accompagnement

Ce que fait un auxiliaire de vie au quotidien

Un auxiliaire de vie ne se contente pas d’aider quelqu’un à se lever ou à préparer ses repas. Son rôle est bien plus riche. Il crée un lien de confiance, observe l’évolution de l’état de santé ou du moral de la personne, adapte son aide en fonction du jour, des envies et des besoins réels. Il est souvent le premier interlocuteur de la personne accompagnée avant le médecin, avant la famille.

Ce métier exige de l’empathie, mais aussi une vraie expertise : connaître les pathologies, comprendre les enjeux de l’autonomie, gérer des situations complexes tout en respectant la dignité de chacun. C’est un travail de précision humaine, qui demande autant de rigueur que de sensibilité.

L’approche d’AUXI’life : partir du projet de vie de chaque personne

Chez AUXI’life, cette vision de l’accompagnement est au fondement du travail quotidien des équipes. L’objectif n’est pas de « prendre en charge » la personne, mais de la soutenir dans son projet de vie, celui qu’elle choisit, à son rythme, selon ses aspirations. Que la personne soit âgée, en situation de handicap moteur, cognitif ou sensoriel, ou qu’elle traverse une période de convalescence, l’accompagnement part toujours de la même question : de quoi cette personne a-t-elle besoin pour vivre comme elle l’entend ?

Les jeux paralympiques de Milano Cortina 2026 sont, pour les équipes AUXI’life, une occasion de célébrer cette conviction profonde : le handicap ne définit pas une personne. Ce qu’elle souhaite faire de sa vie, oui.


Conclusion

Les jeux paralympiques de Milano Cortina 2026 débutent le 6 mars 2026. Ils offrent, le temps de quelques semaines, une visibilité aux personnes en situation de handicap et aux enjeux d’accessibilité et d’autonomie qui structurent leur quotidien.

Pour les familles, les proches et les professionnels de l’accompagnement, c’est aussi l’occasion de s’interroger sur les pratiques du quotidien : la façon de communiquer, d’aider, de respecter les choix de la personne accompagnée. Des questions que les équipes d’AUXI’life travaillent chaque jour, auprès des personnes qu’elles soutiennent à domicile.

Si vous souhaitez en savoir plus sur nos accompagnements ou échanger sur une situation particulière, n’hésitez pas à consulter les autres articles du blog ou à prendre contact avec votre agence AUXI’life la plus proche.

Pour aller plus loin, retrouvez d’autres articles sur notre site autour de l’autonomie, du soutien aux aidants et de l’accompagnement à domicile.

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